Bonjour tout le monde !

28112009

emoticone Incredible… vous voilà sur mon blog ! Mine.

En vrac des textes, des photos, des liens, des trucs que j’ai envie de partager quoi…

« Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson ». Rebecca West

« Et c’est pourquoi le Féminisme, comme tous les mouvements d’émancipation, a besoin, d’abord, de la Libre-Pensée. » Nelly Roussel

Nonan-le-tiroir

P.S: les coordonnées des commentateurs n’apparaissent pas sur le blog, juste leur pseudo ! Allez y gaiement …




Noël avec la cousine Gazou…

16122012
Noël avec la cousine Gazou...
Album : Noël avec la cousine Gazou...

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Quand les nuages me parlent…

28072012
Quand les nuages me parlent...
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L’éclosion, c’est presque maintenant !!

26052012



Mon premier laisser-passer…

8042012

 

Comme une enfant avant sa première audition de piano, j’ai choisi de beaux habits, ciré mes bottines, et mis du noir sur mes yeux… Comme une enfant, je suis arrivée bien en avance, histoire de ne pas passer pour la mauvaise élève de la classe, je suis devant ce lourd portail ouvert, donnant immédiatement sur un sas de contrôle digne d’un bel aéroport de province. Papiers d’identité, justificatifs, convocation, rien n’est de trop pour entrer dans ce palais du Luxembourg abritant cette immense cour, puis ces escaliers de pierre assez monumentaux… On me délivre alors mon premier laisser-passer. J’écope du numéro 36908 délivré à 14h11 précisant le lieu, la personne censée m’attendre et l’horaire de mon rendez-vous. Ce précieux sésame en main, je traverse le sas électronique susceptible de découvrir une arme, une bombe ou je ne sais quoi d’autre et me voilà dans la cour. Ma collègue se voit retenue plus longtemps encore au contrôle, n’ayant pas de pièce d’identité officielle à produire, il s’en est fallu d’un cheveu que je me retrouve toute seule, ouf !

Ce laisser-passer d’entrée au Palais du Luxembourg ressemble étrangement au petit papier rose que j’ai reçu en 1984 lors du passage de mon permis de conduire, drôle de similitude.

Pour nous l’escalier sur le côté gauche allait suffire. Là, un planton richement vêtu m’indique le chemin à prendre pour se rendre à la salle d’audition… Un escalier monumental, style empire s’ouvre à nous. Malgré l’insistance du planton pour nous indiquer l’ascenseur, ma collègue un peu claustro préfère les marches d’escalier…




La petite bête…

24032012
La petite bête...
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8 pattes
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Les nanotechnologies bio sont arrivées !




Le printemps avant le printemps…

1032012



Le rond-point

5022012

Elle coupa le rond-point comme un
premier acte subversif… Il fallait bien lui montrer qu’elle n’était
pas quelqu’un de traditionnel, de classique, d’attendu !

Elle était comme une adolescente
impatiente de tout, le sang bouillonnant, l’adrénaline dans tout son
corps répandait un bien être indicible… A ses côtés, un amour
naissant, beau, plein de promesses, d’inconnus à explorer, de
trésors à découvrir.

Jamais un sourire ne l’avait tant
bouleversé, à peine il s’esquissait que les yeux se plissaient et
souriaient en même temps, tout ce visage rayonnait.

Quel merveilleux bonheur que d’être
l’objet et le destinataire de ce sourire là !




En vol…

1012012
En vol...
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Et si...
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Et si…




Une ombre portée

12042011

une ombre portée

sur une table en bois

là, sa fragilité.




Nous danserons encore… de Fred Vargas

8042011

Nous y voilà, nous y sommes.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal..

Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés.

Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

Certes.

Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.

On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et

d’ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi ou crevez avec moi.

Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.

Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

S’efforcer.

Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.

Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d’échappatoire, allons-y.

Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas

Archéologue et écrivain







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